Entretenir sa clim au Bel-Air : poussière des avenues, pollens du bois
Au Bel-Air, un climatiseur respire à la fois les particules du trafic des Maréchaux et du cours de Vincennes, et les pollens venus du bois de Vincennes au printemps. Un entretien annuel garde l'appareil efficace, sain et silencieux.
Ce qui encrasse les appareils dans ce secteur
Les logements proches du boulevard Soult, du périphérique ou du cours de Vincennes reçoivent des poussières fines issues de la circulation. Ces particules tapissent peu à peu les filtres puis l'échangeur intérieur, si bien que l'air passe de plus en plus difficilement. En avril et mai, la proximité du bois de Vincennes et des arbres de la Promenade plantée ajoute une charge de pollens qui colmate encore plus vite les filtres.
Laissé à lui-même plusieurs saisons, l'appareil perd du débit, fait grimper la facture et finit par sentir le renfermé à chaque mise en marche.
Ce que comprend notre visite annuelle
Concrètement, le technicien qui passe chez vous au Bel-Air suit cette liste :
- côté logement, il démonte les filtres, les lave, puis traite l'échangeur intérieur avec un produit assainissant ;
- il inspecte le ventilateur tangentiel, le bac de récupération et le tuyau d'évacuation, car un écoulement bouché finit presque toujours en goutte-à-goutte sur le parquet ;
- dehors, il débarrasse les ailettes du condenseur des feuilles et de la crasse accumulées dans la cour ;
- il resserre borniers et fixations et s'assure que les silentblocs remplissent encore leur rôle ;
- il mesure pressions et écarts de température pour juger du bon fonctionnement ;
- pour une installation chargée au-delà de la limite fixée par les textes, la recherche de fuite réglementaire fait partie de la visite.
Seul un professionnel habilité a le droit d'intervenir sur le fluide frigorigène ; méfiez-vous de quiconque propose d'« ajouter du gaz » sans cette qualité. Vous recevez ensuite un rapport écrit récapitulant les opérations et ce qu'il faudra surveiller.
Groupes en cour et sur toit : feuilles, pigeons, dépôts
Vivre près de la coulée verte et des cours arborées a son prix : chaque automne, les feuilles mortes viennent se plaquer sur les ailettes des unités installées au sol ou sur les balcons. Sur les toits, ce sont plutôt les fientes et les dépôts de poussière qui s'incrustent. Un condenseur obstrué force le compresseur, fait grimper la consommation et prépare la panne de juillet.
Lors de la visite, nous dégageons l'environnement du groupe, contrôlons la bonne évacuation de l'air chaud et vérifions que rien ne gêne l'écoulement des eaux de dégivrage en hiver.
Quand prévoir l'entretien
Au Bel-Air, le bon créneau tombe vers fin mai ou début juin : les platanes et les arbres du bois ont fini de libérer leur pollen, et juillet n'a pas encore commencé. Pour une installation réversible utilisée tout l'hiver, une visite à l'automne peut compléter, avant que le chauffage ne prenne le relais pour plusieurs mois. Le reste de l'année, quand la clim tourne beaucoup, un simple rinçage des filtres à l'eau tiède, fait par vos soins toutes les trois ou quatre semaines, prolonge l'effet de la visite.
Contrat et tarif
L'entretien annuel d'une unité démarre à 149 € TTC par an. S'il y a plusieurs diffuseurs sur un même groupe, le montant s'ajuste à leur nombre. Les appareils suivis sont ceux que l'on appelle le moins en urgence l'été ; le vôtre ne démarre déjà plus ? Voyez notre service de dépannage dans le 12e.
Nous entretenons aussi les appareils posés par un autre installateur, après une première visite pour en vérifier l'état. Pour les commerces et bureaux, un suivi adapté est décrit sur la page clim des professionnels.
Questions fréquentes
D'où vient l'odeur de moisi quand je rallume ma clim en juin ?
Presque toujours d'un échangeur et de filtres sales, où bactéries et moisissures prolifèrent pendant l'arrêt hivernal. Un démontage, un lavage et un traitement assainissant suffisent dans la grande majorité des cas.
Pour un mural de chambre, la révision annuelle est-elle imposée par la loi ?
La réglementation ne rend le contrôle d'étanchéité obligatoire qu'à partir d'une certaine charge de fluide, rarement atteinte par un petit appareil domestique. Les constructeurs, eux, exigent fréquemment une révision régulière pour maintenir leur garantie.
Mon compresseur est perché sur le toit de l'immeuble : pouvez-vous quand même le réviser ?
Oui, si le syndic autorise la montée et que l'on peut y travailler en sécurité. Signalez-le dès votre appel : le technicien viendra avec l'équipement nécessaire.